Le Pack · Délivrabilité

Mes mails arrivent en spam : le diagnostic, puis les remèdes.

Un client te dit qu'il n'a jamais reçu ton devis. Un prospect retrouve ton message trois semaines plus tard, dans ses indésirables. Le problème est rarement un mot de trop : c'est souvent la configuration de ton domaine, ou sa réputation. Et ça se diagnostique.

La réponse courte

Tes mails arrivent en spam pour trois grandes raisons : ton domaine n'est pas authentifié (SPF, DKIM, DMARC), sa réputation est abîmée (plaintes, adresses invalides, envois trop brusques), ou ton message ressemble à de la publicité de masse. Commence par un test gratuit comme mail-tester, vérifie tes enregistrements DNS, puis surveille ton taux de plainte dans Google Postmaster Tools.

Pourquoi tes mails arrivent en spam : les filtres jugent trois choses.

Gmail, Outlook, Yahoo ou le filtre de l'entreprise de ton destinataire ne lisent pas ton mail comme un humain. Ils se posent trois questions.

Qui envoie vraiment ? C'est l'authentification. Trois enregistrements techniques, posés chez l'hébergeur de ton nom de domaine, prouvent que le mail vient bien de toi : SPF (la liste des serveurs autorisés à envoyer pour ton domaine), DKIM (une signature qui prouve que le message n'a pas été modifié) et DMARC (la consigne à appliquer si les deux premiers échouent). Sans eux, ton mail ressemble à une usurpation.

Cet expéditeur a-t-il bonne réputation ? Les filtres regardent ton historique : combien de destinataires te signalent comme spam, combien d'adresses n'existent pas, si ton volume grimpe d'un coup.

Ce message ressemble-t-il à de la publicité de masse ? Beaucoup de liens, des liens raccourcis ou masqués, une grosse image, une pièce jointe envoyée à un inconnu : chaque détail ajoute au soupçon. Le contenu compte, mais il pèse en général moins que les deux premiers points.

Test délivrabilité email gratuit

Le diagnostic en six étapes, avec des outils gratuits.

Fais ces vérifications dans l'ordre. Les trois premières sont rapides et règlent déjà beaucoup de cas simples.

  1. / 01

    Repère où et chez qui ça bloque.

    Envoie-toi le même mail sur une adresse Gmail et une adresse Outlook personnelles. Si un seul fournisseur te classe en indésirables, ou une seule entreprise, le problème est ciblé. Si tout le monde le fait, il vient de ton domaine.

  2. / 02

    Fais un test mail-tester.

    Le site te donne une adresse de test, tu y envoies ton mail depuis ta boîte habituelle et tu obtiens une note sur 10 avec le détail de ce qui pèche. D'après sa FAQ, tu peux faire 3 tests gratuits par période de 24 heures.

  3. / 03

    Vérifie SPF, DKIM et DMARC.

    Dans Gmail, ouvre un mail que tu t'es envoyé, puis « Afficher l'original » : tu vois si SPF, DKIM et DMARC sont validés. Si l'un manque, demande à ton hébergeur ou à ton prestataire informatique de l'ajouter.

  4. / 04

    Regarde si ton domaine est sur une liste noire.

    Le bilan « Email Health » de MXToolbox vérifie ton domaine, ton serveur de messagerie et plus de 100 listes noires. La version gratuite permet un bilan toutes les 24 heures.

  5. / 05

    Ouvre Google Postmaster Tools.

    Cet outil gratuit de Google montre ton taux de spam, ta réputation et l'état de ton authentification pour les mails envoyés vers des adresses Gmail. Il faut vérifier ton domaine, et les données n'apparaissent que si ton volume quotidien est suffisant.

  6. / 06

    Mesure tes rebonds.

    Un rebond, c'est un mail renvoyé parce que l'adresse n'existe pas. Le blog de lemlist, éditeur d'outil d'envoi, estime qu'un taux sain reste sous 3 % et cite une moyenne de 5,1 % relevée par Cleanlist. Ce sont des repères d'éditeurs, pas des normes officielles.

Améliorer sa délivrabilité email : ce qu'exigent Gmail, Outlook et Yahoo.

Depuis 2024, les grands fournisseurs ont écrit leurs règles noir sur blanc. Elles visent d'abord les gros expéditeurs, mais une partie s'applique à tout le monde.

FournisseurÀ qui ça s'appliqueAuthentificationTaux de spamDésinscription
Gmail (Google)Tous les expéditeurs vers des comptes Gmail personnels ; règles renforcées « en masse » à partir d'environ 5 000 messages par 24 heuresTous : SPF ou DKIM. En masse : SPF et DKIM, plus DMARC (politique « none » au minimum)Sous 0,1 %, et ne jamais atteindre 0,3 %En masse : désinscription en un clic pour les mails marketing, demande traitée sous 48 heures (recommandation)
Outlook (Microsoft)Domaines qui envoient plus de 5 000 mails par jour vers outlook.com, hotmail.com et live.comSPF, DKIM et DMARC (politique « none » au minimum, alignée avec SPF ou DKIM)Aucun seuil chiffré dans l'annonce de 2025Lien de désinscription visible et simple, recommandé
YahooTous les expéditeurs ; règles renforcées pour les expéditeurs en masseTous : SPF ou DKIM. En masse : SPF et DKIM, plus DMARCSous 0,3 %En masse : désinscription en un clic, honorée sous 2 jours

Les dates comptent. Selon Google, l'application de ces règles se renforce depuis novembre 2025, avec des refus temporaires ou définitifs pour les mails non conformes. Selon Microsoft, depuis le 5 mai 2025, les mails des gros expéditeurs qui échouent à ces contrôles sont refusés (l'annonce prévoyait d'abord un simple classement en indésirables).

Cold email

Warm up email, volumes, liens : les règles en plus quand tu prospectes.

Le « cold email », c'est un mail envoyé à quelqu'un qui ne te connaît pas encore. Les filtres s'en méfient par nature : Google écrit dans ses consignes qu'il ne faut pas envoyer de messages aux personnes qui ne se sont pas inscrites. En B2B, la prospection par email reste possible sous conditions (voir ce que dit le RGPD), mais tu pars avec moins de crédit qu'une newsletter. Il faut donc être irréprochable.

  • Vérifie chaque adresse avant d'envoyer. Un outil de vérification teste si la boîte existe sans lui écrire. C'est le moyen le plus simple de garder tes rebonds bas.
  • Préchauffe une boîte neuve. Le « warm up » consiste à faire vivre une adresse neuve quelques semaines avant de prospecter : quelques mails par jour, ouverts et répondus, pour qu'elle se construise un historique.
  • Monte le volume progressivement. Google le dit dans ses consignes : commence par un faible volume vers des destinataires engagés et augmente lentement, sans pic soudain.
  • Peu de liens, texte simple. Un premier message de prospection n'a pas besoin de logo, d'image ni de trois liens. Un texte court, écrit comme un vrai mail, passe mieux. Nos exemples de mails de prospection suivent cette règle.
  • Pas de pièce jointe au premier contact. Une plaquette en PDF envoyée à un inconnu est un signal classique de méfiance. Propose-la si la personne répond.
  • Une désinscription simple. Une ligne qui permet de ne plus être contacté évite que la personne clique sur « Signaler comme spam », ce qui te coûte bien plus cher. Même logique pour tes relances.

Beaucoup d'outils et d'agences du marché envoient aussi depuis un domaine secondaire (par exemple une variante de ton nom de domaine), pour protéger la réputation du domaine principal. C'est une pratique courante, avec ses limites : ce domaine doit lui aussi être authentifié et préchauffé, et chez Google, les sous-domaines comptent avec le domaine principal pour le seuil des expéditeurs en masse.

Déjà classé en spam ? Comment remonter la pente.

  1. / 01

    Réduis tout de suite le volume.

    Continuer à envoyer beaucoup pendant que ta réputation est mauvaise aggrave la situation. Garde les mails importants, mets la prospection en pause.

  2. / 02

    Corrige l'authentification.

    SPF, DKIM et DMARC d'abord : tant qu'ils échouent, le reste ne sert à rien.

  3. / 03

    Nettoie ta liste.

    Retire les adresses en rebond, les personnes qui ne réagissent jamais et celles qui se sont désinscrites.

  4. / 04

    Repars vers tes contacts les plus engagés.

    Écris d'abord à des clients et partenaires qui te répondent. Leurs réponses et leurs ouvertures reconstruisent ton historique.

  5. / 05

    Suis l'évolution.

    Reviens dans Google Postmaster Tools et refais un test mail-tester chaque semaine. La réputation remonte lentement : compte en semaines, pas en jours.

Ce que fait Boom Maker

Prospecter sans finir en spam : ce que le Pack prend en charge.

La délivrabilité est la partie la plus technique de la prospection, et la plus facile à rater quand on fait tout seul. Dans le Pack, ces précautions sont incluses : tu n'as rien à installer ni à régler.

Les messages partent de ton email et de ton LinkedIn, à un rythme prudent. On écrit avec tes mots, avec un seul but par message, sans affirmations sur l'entreprise du prospect ni question intrusive : des mails qui ressemblent à de vrais mails, pas à une campagne.

  • Les emails sont vérifiés avant tout envoi.
  • Ta boîte d'envoi est préchauffée.
  • Volumes prudents : 50 personnes par semaine, contactées progressivement depuis ton compte.
  • Un lien de désinscription accompagne les emails à partir du deuxième.
  • Tu relis tes 10 premiers messages avant que quoi que ce soit parte. Le détail sur la page du Pack.

Voir le détail de le Pack

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande aussi.

Pourquoi mes mails arrivent en spam chez un seul destinataire ?

Souvent parce que cette personne, ou le filtre de son entreprise, a ses propres règles. Un filtre d'entreprise peut être bien plus strict que Gmail ou Outlook, et ses clics sur « indésirable » comptent pour ses prochains mails. Demande-lui de déplacer ton mail en boîte de réception et d'ajouter ton adresse à ses contacts.

Est-ce que demander de marquer « pas un spam » règle le problème ?

Pour cette personne, ça aide. Pour les autres destinataires, non : ta réputation globale ne change pas. Si le problème touche beaucoup de monde, il faut corriger la cause, en général l'authentification ou la qualité de ta liste.

Combien de temps dure un warm up email ?

Ni Google ni Microsoft ne donnent de durée officielle. Ce qui compte, c'est de commencer petit, vers des destinataires qui ouvrent et répondent, puis d'augmenter progressivement sans pic soudain. Une boîte neuve qui envoie d'un coup des centaines de mails à des inconnus se fait vite repérer.

Changer d'adresse ou de nom de domaine règle-t-il le problème ?

Rarement à long terme. Un domaine neuf n'a aucun historique, donc il part sans crédit, et si les mêmes pratiques continuent, il finit au même endroit. Corrige d'abord la cause, puis reconstruis la réputation de ton domaine actuel.

Certains mots envoient-ils directement en spam ?

Un mot seul suffit rarement. Les filtres combinent beaucoup de signaux, et l'authentification et la réputation pèsent en général plus que le vocabulaire. Évite tout de même le ton publicitaire et les majuscules à répétition.

Sources
  1. Google, Gmail : consignes pour les expéditeurs et FAQ
  2. Google Workspace, Consignes pour les expéditeurs d'emails
  3. Google Workspace, Présentation de Postmaster Tools
  4. Microsoft Tech Community, Outlook's New Requirements for High-Volume Senders (2025)
  5. Yahoo, Sender Best Practices
  6. mail-tester, FAQ
  7. MXToolbox, Email Health Report
  8. lemlist, Cold email benchmarks

Prospecte sans abîmer ton domaine.

Avec le Pack, les emails sont vérifiés, ta boîte est préchauffée et les envois restent prudents. Toi, tu relis tes premiers messages, puis tu réponds.

Tu paies seulement si tu valides tes 10 premiers messages.